Anatomie du lancement d’un livre - Un comédien voit le monde
Ce mois-ci, j’ai décidé
d’emprunter un sous-titre de l’excellent
livre de James Agee intitulé Let
Us Now Praise Famous Men (Faisons
maintenant l’éloge d’hommes
célèbres) pour signaler
le fait que je reporterai le bulletin
sur les Feux de la rampe jusqu’à
ce que j’ai déballé
mes affaires dans ma nouvelle maison et
trouvé toutes mes notes. J’ai
pensé que vous aimeriez peut-être
que je vous décrive ma récente
expérience au festival du Cinema
Ritrovato à Bologne en Italie
durant lequel mon livre faisant partie
du Progetto Chaplin fut lancé.
Il va sans dire que ce fut une expérience
unique.
Je suis arrivée comme d’habitude,
sans fanfare, mais lorsque je contactai
Cecilia
Cenciarelli et les gens qui travaillent
sur le Progetto Chaplin, je découvris
à quel point mon livre avait été
bien accueilli. « Le livre »
est une nouvelle édition des mémoires
du voyage qu’entreprit Charlie en
1931-32, Un
comédien voit le monde,
et sera le 5e livre de la collection du
Progetto
Chaplin.
À part le lancement de mon
livre, d’autres aspects du
festival portant sur Charlie Chaplin
incluaient la projection de huit
films restaurés de Keystone
(je ne pus qu’en voir cinq)
et la projection d’Un
Roi à New York sur la
Piazza Maggiore, présentée
par Michael Chaplin. Michael était
aussi censé jouer un rôle
important dans le dossier Chaplin,
lequel devait être présenté
samedi en fin d’après-midi
(le dernier jour du festival), jour
où je devais également
donner une allocution d’introduction
sur mon livre. Je passai donc presque
toute la semaine à regarder
des films rares et à travailler
jusqu’à vendredi dans
le bureau du Progetto Chaplin sur
mon prochain livre, la première
étude sur la vie et l’art
de Syd Chaplin, le demi-frère
inimitable de Charlie. Vendredi,
le 7 juillet, fut réservé
pour la grande conférence
de presse, où Cecilia Cenciarelli,
Kate Guyonvarch de l’Association
Chaplin, Gian Luca Farinelli, directeur
de la Cinémathèque,
Chiara Mazzotti de la Fondation
Carisbo, fondation bancaire qui
finança le festival, Michael
Chaplin et moi-même devions
faire une allocution. Michael ne
put arriver à temps pour
la conférence, mais les autres
participants s’acquittèrent
de leurs fonctions très honorablement.
On se serait cru en plein milieu
d’un film! Le vieil édifice
magnifiquement restauré comportait
toutes sortes de décorations
murales peintes à la main,
puis il y avait la salle de presse
ultra moderne avec des fauteuils
carrés en cuir orange brûlé
disposés derrière
une estrade en Lucite entièrement
transparente. La salle de presse
fut vite remplie de journalistes, y compris
quelques photographes ainsi qu’un
caméraman. Heureusement que
j’avais emporté une
jupe ou deux pour de telles occasions!
C’était vraiment sérieux.
De plus, j’avais eu la brillante
idée d’improviser,
mais je réussis quand même
à m’en tirer sans trop
de mal. Ça devait venir plus
tard.
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