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Charlie Chaplin à la radio – deuxième partie |
En juin 1932, lorsque Charlie revint de
l’Europe ravagée par la crise économique,
il n’était plus le même homme.
Sa conscience sociale avait acquis une nouvelle
énergie durant son séjour
de dix-sept mois et ce changement affecta
beaucoup son activité créatrice.
Pour la première fois de sa vie,
Charlie commença à écrire
plus sérieusement. Il prépara
sa politique économique et la communiqua
aux médias le 27 juin immédiatement
après son retour. Peu de temps après,
il employa tous les moyens à sa disposition
pour utiliser cette conscience d’une manière
positive. Comme il l’indique dans le dernier
article de « Un comédien
voit le monde » :
« Quand je pense à mes vacances,
l’impression que j’en tire est incroyable.
L’Europe et les différents pays
que j’ai visités, entraînés
dans une période de troubles civils,
semblent couver une nouvelle époque
(théiste, sociologique et économique)
sans précédent dans toute
l’histoire de la civilisation. Ceci avive
en moi le désire d’accomplir quelque
chose de nouveau, non pas comme je le
faisais par le passé, peut être
même dans un autre domaine d’activités.
»
Ainsi, Charlie fut motivé par
une autre raison pour passer à
la radio, une raison de nature politique
cette fois, qui semble lui avoir été
suggérée par Franklin
D. Roosevelt directement de la Maison
Blanche. Le Président Roosevelt
s’adressa au Congrès le 17 mai
1933 au sujet de sa nouvelle Loi sur
la relance industrielle nationale (National
Industrial Recovery Act). Après
l’approbation définitive de la
loi, qui demandait l’autoréglementation
industrielle et l’établissement
de normes de concurrence loyale permettant
aux travailleurs de s’organiser et de
négocier collectivement s’ils
le désiraient, l’Administration
du redressement national (ARN) fut établie
afin de réglementer, de soumettre
à la médiation ou d’appliquer
les nouvelles normes industrielles.
Comme il l’indique dans l’introduction
de son discours radiophonique diffusé
par la station KHJ sur le réseau
de la CBS à Hollywood à
peine quelques mois plus tard (23 octobre),
le gouvernement de Washington demanda
à Charlie de parler |
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